Depuis quelques années, la profession d’infirmier libéral connait de plus en plus d’essor en France. En effet, en raison des nombreux avantages qu’elle promet, de nombreux infirmiers et infirmières quittent le milieu hospitalier pour le statut indépendant. Toutefois, cette option de carrière fait face à certains inconvénients. De ce fait, il est important d’en connaitre les différents aspects.

Qu’est-ce qu’un infirmier libéral ?

Un infirmier libéral est une personne physique exerçant une activité de soin de façon indépendante de tout organisme hospitalier, tout en respectant l’éthique imposée par le code de déontologie médicale.

Encadré par le code de santé publique, un infirmier libéral est habilité à dispenser un ensemble de soins, mais aussi à établir des diagnostics et effectuer des dépistages. Classés en 3 principales catégories, voici les principaux soins prodigués par un infirmier libéral :

  • Des soins à domicile : principalement une surveillance des patients et une prise en charge personnalisée.
  • Des soins spécifiques : tels que les prélèvements ou injections spécifiques avec ou sans emploi de cathéters.
  • Des soins courants : ces derniers englobent les différents prélèvements, perfusions, injections ou encore pansements.

Quelle sont les conditions à respecter pour devenir infirmier libéral ?

Bien qu’un infirmier libéral travaille à son propre compte, la profession d’infirmier libéral est encadrée par la loi et nécessite, de ce fait, le respect de certaines conditions afin de pouvoir y accéder. Afin de devenir infirmier libéral, il est nécessaire de :

  • Etre titulaire d’un diplôme français d’infirmier libéral.
  • Disposer d’une expérience professionnelle : il est nécessaire de justifier une durée de 24 mois d’exercice soit 3 200 heures de travail au cours des 6 années précédant la demande d’installation de l’activité.
  • Choisir son lieu d’activité : afin de choisir son lieu d’installation, il est nécessaire de contacter la caisse d’Assurance maladie du lieu choisit afin de connaitre le statut de ce dernier et donc les formalités applicables.

L’ensemble du territoire d’activité est découpé en deux zones principales : des zones sur-dotées avec un nombre important d’infirmiers libéraux installés. Des zones sous-dotées avec un nombre réduit d’infirmiers libéraux installés ainsi que des mesures incitatives encourageant ce passage au libéral.

Quel matériel choisir pour débuter son activité d’infirmier libéral ?

Le choix du matériel médical adapté aux services proposés est primordial pour une activité d’infirmier libéral. En raison des nombreux déplacements à domicile, mais aussi des situations d’urgence auxquelles un infirmier libéral peut être confronté, ce dernier devra s’équiper de tous les outils nécessaires pour prodiguer les soins nécessaires.

Afin de transporter l’ensemble de son matériel, un infirmier libéral doit s’équiper d’une mallette médicale adaptée aux accessoires de diagnostic et aux consommables. Cette dernière doit disposer de plusieurs rangements, être maniable, pratique et résistante. Avant de se lancer, il est judicieux d’établir un inventaire du matériel nécessaire à transporter pour ses consultations. Ce matériel utilisé peut être classé en trois catégories :

Le matériel général

Ce dernier comporte :

  • Un ordonnancier, un tampon et des stylos ;
  • un agenda de rendez-vous ;
  • des cartes de visite ;
  • un lecteur de cartes vitales.

Le matériel médical

Ce dernier comporte principalement :

  • Un stéthoscope, un thermomètre et un tensiomètre électronique ;
  • des bandes, des compresses et des gants stériles ;
  • un gel antiseptique et de l’alcool pour la désinfection ;
  • des seringues et aiguilles pour les différentes injections ;
  • du coton, des pansements de différentes tailles et du sparadrap ;
  • du sérum physiologique, Biseptine et Bétadine ;
  • les médicaments nécessaires au remplissage du pilulier du malade.

Le matériel de gestion administrative

Cette dernière catégorie comporte :

  • Un ordinateur, une tablette ou un smartphone pour la gestion ;
  • un logiciel de télétransmission des factures aux caisses d’assurance.

Afin d’alléger sa mallette médicale, il est préférable de privilégier les solutions en dosettes et les petites quantités plutôt que les grands formats. De plus, le choix de la mallette médicale doit s’appuyer sur des critères particuliers assurant l’adaptation de cette dernière à son usage futur.

De ce fait, le choix du sac devra être adapté à la quantité de matériel à transporter ainsi qu’au transport de cette dernière. Une mallette médicale peut alors être transportée en bandoulière ou par un trolley à roulettes.